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10 mai 2007

28 semaines plus tard

Voilà quelques années maintenant qu'est sorti 28 days later, un des chefs d'oeuvres de Danny Boyle selon moi, et malgré les nombreuses critiques reçu à son encontre dans notre Douce France natale, vite classé dans le gore et film zombie... expression que je ne connaissais pas.


J'ai donc fait une petite recherche sur cette expression n'existant pas dans le dictionnaire... et que l'on peut donc trouver écrit: zombis, zombii, Zombi iis ( certainement les zombies norvégiens) zombie (les femelles, je suppose) et qui décrivent un style cinématographique en déclin, celui des morts vivants revenant hanter la terre. Il était donc nécessaire de faire le point sur ces zombus (en latinus) qui viennent ternir certaines versions d'affiches comme ci-dessous.



Il ya donc trois ans Danny Boyle réalisé ce film à petit budget tourné en numérique et qui rapporta plus de 80 millions de $.. J'aime à rappeler les circonstances de la sortie de ce film.

A l'époque une nouvelle passé en boucle à la télévision, le risque d'épidémie et pour les plus catastrophiques: de pandémies dans les prochaines années, les pilotes de la plus grande compagnie aérienne Française avait un salaire doublé pour faire la liaison entre le Japon, la Chine et la France. Le trafic aérien avait été divisé par trois et des règles d'hygiènes passaient en boucle dans les médias nippons: Eviter tout contact porter des masques, des gants...
Plusieurs Centaines de morts (une hôtesse de l'air en France entre autre) suite a ce virus, l'abattage des millions d'animaux... et près de trois ans plus tard toujours aucun remèdes mais le développement du H5n1 qui aurait muté et contaminé un chat.
Voilà donc dans quelle circonstance sort le film 28 jours plus tard sans trop de médiatisation ..




A l'affiche du film des comédiens qui s'avereront être exceptionnels : Cillian Murphy un acteur irlandais (ci-dessous, sunshine, red eye..) naomie Harris (Pirate des caraibes) Cristopher eccleston (petits meurtres entres amis: un film à chier d'ailleurs) Brendan Gleeson (Braveheart, A.I, Gangs of NewYork) Petit Rappel du film : Jim est victime d'un accident de la circulation et se fait hospitaliser. Il se réveille 28 jours plus tard dans un hôpital saccager et vide, tout comme les rues de Londres qui apparaissent fantomatiques. Les journaux portent des titres anciens annonçant une épidémie dans le pays, les murs sont recouvert d'avis de recherche. A partir de ce moment le spectateur découvrira et vivra le destin de Jim en même temps que lui. Ne Possédant aucune données supplémentaires. A la fin des 15 premières minutes on peut être très déçu car on se dit que le script est voué à l'échec et que l'histoire n'a aucun avenir.. Danny Boyle Détourne le coté gore et zombie pour se porter sur le côté humain. Les contaminés que l'on ne voit suffisamment au début pour finalement les percevoir tout au long du film quasiment en image subliminale ne sont que la fuite des personnages. La nature humaine et des questions plus dérangeantes viennent se greffer naturellement à leur cavale.




Danny Boyle réussit un tour de force magistral en nous donnant un aperçut de Londres vide et apocalyptique, avec des effets visuels dignes de son nom, effet super 8 ect... le tout sur une bande son rarement aussi parfaite ( Collaboration avec Coldplay et autres) ..




Et voilà donc qu'en 2007, en Septembre exactement 28 semaines plus tard sort la suite de mon oscarisé chef d'oeuvre réaliste 28 jours plus tard. Cette fois le premier rôle sera tenu par Robert Carlyle


Danny Boyle ne sera que producteur Executif dans cette suite, le realisateur est juan carlos Fernandino et Rose Byrne ce qui inspire malgré tout une certaine confiance..


Pour ceux qui ont envie de comprendre pourquoi une suite a ce film qui n'en avait pas besoin voilà le synopsis livré par mediafilm:

"En six mois, le virus de la rage a décimé la population de la Grande-Bretagne dans sa quasi totalité. Sous la supervision de l’armée américaine, on procède au repeuplement, d’abord en ramenant les extradés. C’est ainsi qu'Andy, 12 ans, et sa grande soeur Tammy, retrouvent leur père, miraculeusement épargné par la pandémie sanglante mais porteur d’un lourd souvenir: celui de son épouse tombée sous ses yeux, et en partie par sa faute, sous l’assaut des enragés. Tandis que l’aseptisation de Londres se poursuit, les citoyens sont localisés dans le centre-ville, avec interdiction formelle de franchir la Tamise. Interdiction défiée par Andy et Tammy, désireux de revoir leur domicile, où contre toute attente ils retrouvent leur mère, saine et sauve. Du moins en apparence..."

9 mai 2007

Un pur moment...

Evidemment je choisi le cinéma le moins bondé, un vieux cinéma dans la grande rue qui descend. Il ne projette que trois films en même temps (j'ôte déjà tout vos doutes.. pas dans la même salle.) Je dépasse le monsieur-ticket qui me sourit toujours en ce demandant certainement si la police ou le samu conviendrai mieux à mon cas. Pendant que je cherche dans ma poche mon argent tout en fermant mon livre de la main gauche j'essaie en même temps d'enlever mes écouteurs qui se sont emmêler à mon écharpe à carreaux; mon attention se prend une demi seconde sur la glace qu'une femme lèche langoureusement ses seins a demi nus. Mon dos perçoit une voix vive qui me fait hurler, c'est l'homme toujours souriant qui n'a pas osé appeler les services sociaux, "je me demande se que vous faîtes" dit il, d'un ton naturellement "Of course" je lui répond "je cherche les billets! c'est vous qui vendez les billets ?"
Un homme grassouillet venant à sa rescousse me regarde au dessus de son ventre bedonnant.
Le sourire sur pattes me fait signe de ressortir en me montrant la caisse extérieure couleur pierre, assez ancienne pour se confondre dans les éléments et abritant une jeune femme.
"Bonjour, je voudrais une place pour le châtiment s'il vous plaît"
"aaaaaaaaaaaah non! on l'a enlevé hier." me dit elle heureuse de produire enfin une réaction.

Ne voulant pas la vexée je commence par gazouiller des "oh non! pas ça!" à tapoter sur la vitre, j'ai même penser a demander au rondouillard qui s'illuminait derrière ses lunettes et qui était derrière moi de le projeter pour moi. tout de suite. Là. mais non.

Pour me répondre comme en Morse la femme tapa de son côté de la vitre en me montrant les films à l'affiche... au pif en éliminant le bientôt cultissime navet spiderman (bientot un post) je venais de m'engager pour UN PUR WEEK END.

J'avais entendu le pitch de potch du film et des avis, que nous ne nous abaisserons pas a appeler des critiques ciné. Pour ne nommer personne la semaine dernière Caroline Diamant disait "ah écoutez, un film hilarant, drôle, sympathique, vraiment très bien ZZzzZZZzzZZ"

On aura compris, elle avait aimé. Point de reproche si ce n'est, se serait elle assoupi durant la séance ?!

Pur week end nous balance au coeur d'un groupe de potes, ami depuis l'enfance. Et comme toute longue amitié, elle s'use et on comprend quasiment en introduction qu'un évènement dramatique les lient depuis ces nombreuses années. Très vite les personnages sont identifiables (un peu trop à mon goût) et sont un peu trop marqué, choix de vie, choix politiques, philosophique, religieux ect.. Tout cela car l'histoire est chargé et que le spectateur doit s'identifier des le départ à un personnage.

Cette bande de potes qui se retrouve pour fêter la conditionnelle d'un de leur membres, enfermé pour encore 1an et demi pour trafic de cannabis, prévoient donc une sortie en forêt.

Celle ci va se changer en dilemme incessant entre dénoncé son ami en cavale ou devenir son complice à contrecoeur.

Et là je dois dire que c'est assez merveilleux;
On se retrouve avec un panel de personnage proche du réel, des personnes que l'on croise tout les jours, que l'on a comme ami, comme parents, comme animaux, ou comme jouets bref la panoplie des réactions incompréhensibles, justifiables ou non, inqualifiables.

Pour ouvrir le bal
la femme frustrée : jouée par Valérie Benquiqui qui (sic) attend le PUR WEEK END pour annoncer à son mari quelle consulte un psy, "qu'elle peut sucer des bites" et qui en profite pour vider sur lui toute la haine qu'elle éprouve sur lui (elle ?) et l'usure de son couple

le connard que tout le monde déteste: Philippe lefebvre joue le rôle du jeune homme arrogant, pour qui bizness is bizness. Élevé sans les manières de politesses, flambeur, capitaliste, et une femme toute les semaines ou tout les jours comme les Zlips. Il ne pensera qu'au fric et décevra que les plus idiots.

la godiche: Anne Marivin campe le rôle de la blonde a demi écervelé. Demi seulement car on apprend qu'elle a fait des études. N'a pas de mec (s) pas d'enfant, amoureuse du con d'au dessus, croyant a des causes un peu naive, elle n'est pas méchante mais pas futée. Elle se révélera être un boulet et autre

le masturbé-intellectuel: interpretté par Jean Noêl Brouté, lui, l'est de fabrication. Déjà tout petit il l'était et ça ne s'est pas arrangé. En préparation d'une thèse sur l'individualisme, socialiste et amoureux de la godiche de service. Beaucoup de théories pour peu de pratique.

Le taulard: qui a été aidé par plusieurs membres de la troupe mais n'a apparemment pas beaucoup d'estime. Il fera les pires crasses à ses amis durant tout le week end les forçant à se révéler un à un.

Le fantôme: Bruno Solo incarne un père de famille divorcé, millionnaire mais exclu du groupe car personne ne le sait, socialiste, un fond de Robin des Bois dans l'âme.

Le père protecteur: Kad Merad joue le rôle du protecteur de la bande. Celui qui drive tout le monde, marié à la frustré, il avait prévu un "chouette" séjour qui devient une découverte. Celles des personnes avec qui l'on vit, celles qu'on aime.

Il y a aussi François Berléand (tjrs en flic) accompagné d'une femme à la voix aigrelette et complètement hystérique qui joue très mal.

Pur Week end est porté indéniablement sur le talent de Kad, Bruno, Phillipe, le scénario plutôt surprenant et les improbabilités dût à celui ci vous laisseront plonger dans les facettes des personnages qui sont vraiment généreuses et complexes. Effectivement quelques passages sont drôles mais pour ceux qui pensent aller voir le flic de Beverly Hills n°78 avec Eddie Murphy (ah ce qui parait les films d'eddy murphy sont super drôle!) rebroussez chemin. Ce film est d'abord un film qui va vous déranger. Un peu même gacher par la legereté de l'histoire globale.

Le méchant retrouvé ligoté sur la route..... c'est limite. On aurait pu faire apparaître Dalida en garde à vue, ça serait passé aussi bien ^^


Lili JaZz

15 avr. 2007

Freedom writers

ou écrire pour exister...



Plongeons nous dans ce film sorti début mars. Hilary swank campe une jeune prof naïve et pleine d'espoir qui va enseigner pour la première fois dans un établissement où s'affronte les gangs mais aussi la jeunesse friqué.
Convaincu de pouvoir aider les jeunes délinquants à s'en sortir, son véritable problème se révélera être l'évolution des mentalités...

Pour les plus âgés d'entre nous ce film sent cette odeur de pizza qu'on réchauffe au micro-ondes..vous savez très bien qu'elle sera immangeable rien qu'a l'odeur...
cette histoire qu'on connaît tous: l'instit innocente (et pucelle) qui vient d'être diplômée de l'IUFM (la gentille) et qui est envoyée en MISSION en ZEP (Brooklyn). Pleine d'espoir, ressemblant à un petit poney grâce à sa chevelure flamboyante, campée sur ses talons hauts elle rencontrera ses nouveaux élèves (les méchants). Son premier jour, elle, la petite fille de la ville, va tout faire pour vite l'oublier, elle ne baissera pas les bras... Dorénavant elle s'attachera les cheveux, va prendre des cours de fight combat, écoutera du Rap et s'habillera en manteau de cuir (elle n'est d'ailleurs plus vierge) et quand il ne pleuvra pas elle viendra ... en moto. Le tout sur une musique de Coolio .

Si vous aussi vous avez vu Esprits rebelles avec Michelle Pfeiffer... vous aurez certains flash back en visionnant ce film. Malgré tout, nous pouvons lui accorder bien plus de crédit que le film précédemment cité, puisque tiré de faits réels.
On ne tombe pas dans la niaiserie habituelle, et les moments post-dramatique, sortez vos mouchoirs, pleurez!.. riez... aahh happy end! clap clap clap.
Même si on perçoit un certain flottement durant quelques scènes.. ce film n'est pas le remake d'Esprits Rebelles, mais une chronique pleine d'espoir qui nous fait prendre conscience de la diversité des caractères. Hilary swank confirme son talent d'actrice après sa performance dans Million Dollar Baby.

Si le film vous a donnez envie d'aller plus loin, pourquoi ne pas lire l'oeuvre écrite par le vrai professeur et ses élèves: Erin Gruwell and the Freedom Writers [The Freedom Writers Diary : How a group of Extraordinary Teens Used Writing to Change Themselves and the World Around Them.]

Les critiques françaises ont été vaguement précise sur ce film.. voguant entre "très bon navet" et "très bon téléfilm".. il est difficile de copier la chronique du voisin quand même télé rama ne se prononce pas, l'incertitude pour le positionnement radical d'un avis favorable ou non s'est engouffré dans l'esprit averti des chroniqueurs cinéma..
Qui a écrit la première critique sur ce film? .. cela restera une énigme dans le métier, pour les autres chroniqueurs il faudra trouver l'inspiration seul.. "C'est chouette. Tellement chouette qu'on a pas vraiment le coeur à en dire du mal, le film étant ce qu'il est, rien de plus que le gentil et convenable déroulé de son cahier des charges." par Jérôme Momcilovic de Chronic'art.com.

Comme nous savons tous que les critiques tendancieuses sont toujours fausses, je vous invite à faire un tour dans vos cinémas de quartiers pour juger par vous même.